Vendredi 27 mars 2009
Je me trouve pathétique à ruminer, à rester bloquée sur ce qui n'aura même pas été une histoire d'amour. Juste trois mois d'insouciance, trois mois de soirées sous la couette, trois mois d'un français approximatif. C'est à la fois pas assez, mais déjà trop pour moi. Je voudrais lui être indifférente, j'aimerais pouvoir être sincère quand je dis que tout va bien, quand je lui fais un sourire et que je plaisante avec lui au détour d'une soirée un peu arrosée. Mon verre de vin à la main, les lèvres violettes, les mains tremblantes, une cigarette aux lèvres ; sans son affreuse parka pour me réchauffer. C'est triste, j'ai sûrement, et cela très inconsciemment, projeté un peu trop sur ce garçon. Même si je me forçais à me dire qu'on était pas ensemble, que c'était cool, que je m'en fichais. Je réalise trop tard que c'était pas le cas. Ma vie est, à l'image de mon appartement, un gros bordel. Des sapes partout, cuir carreaux soie léopard, des photos, des clopes et des médocs, des mecs, des potes, tous différents, des souvenirs entassés un peu partout, et ces soirées qui ne terminent jamais...
Heureusement, y'a le soleil qui sèche les goutes de pluie qui parsemaient le trottoir d'en face. Et les énormes tartes au citron de la rue des Rosiers.
Alors c'est pas que j'ai pas le temps, juste rien de très neuf à écrire.
Par Elle.
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Publié dans : Elle a de la suite dans les idées.
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