Vendredi 27 mars 2009

Je me trouve pathétique à ruminer, à rester bloquée sur ce qui n'aura même pas été une histoire d'amour. Juste trois mois d'insouciance, trois mois de soirées sous la couette, trois mois d'un français approximatif. C'est à la fois pas assez, mais déjà trop pour moi. Je voudrais lui être indifférente, j'aimerais pouvoir être sincère quand je dis que tout va bien, quand je lui fais un sourire et que je plaisante avec lui au détour d'une soirée un peu arrosée. Mon verre de vin à la main, les lèvres violettes, les mains tremblantes, une cigarette aux lèvres ; sans son affreuse parka pour me réchauffer. C'est triste, j'ai sûrement, et cela très inconsciemment, projeté un peu trop sur ce garçon. Même si je me forçais à me dire qu'on était pas ensemble, que c'était cool, que je m'en fichais. Je réalise trop tard que c'était pas le cas. Ma vie est, à l'image de mon appartement, un gros bordel. Des sapes partout, cuir carreaux soie léopard, des photos, des clopes et des médocs, des mecs, des potes, tous différents, des souvenirs entassés un peu partout, et ces soirées qui ne terminent jamais...

Heureusement, y'a le soleil qui sèche les goutes de pluie qui parsemaient le trottoir d'en face. Et les énormes tartes au citron de la rue des Rosiers.
Alors c'est pas que j'ai pas le temps, juste rien de très neuf à écrire.

Par Elle. - Publié dans : Elle a de la suite dans les idées.
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Jeudi 26 février 2009
Aujourd'hui j'ai :

Récupéré des vieux numéros du New Yorker, un sublime vinyl de Dylan, profité de la lampe chauffante d'une terrasse pleine un après-midi de février, affirmé aimer les tatouages et les tigres, écouté le dernier Lily Allen, découvert qu'"Everybody but me" de Lykke Li me ressemblait, pensé à un homme, été triste à l'idée qu'il soit avec une autre, pensé à un garçon, eu envie de lui, mis du blush sur mes joues, fumé une cigarette au lit et plusieurs machinalement, râté un concert, trouvé des vieux bonbons dans une boîte, chanté.

Et beaucoup d'autres choses.

Par Elle. - Publié dans : Elle a de la suite dans les idées.
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Dimanche 15 février 2009

Des journées sans début, sans fin. Des journées qui ressemblent à rien. Je titube de l'entrée au bar, le vigile me lance un regard noir. "Rock the Casbah", je lève le bras, ferme les yeux. C'est agréable cette sensation, le noir complet, la musique et la chaleur. L'alcool qui me brûle encore la gorge, l'alcool qui colle sur mes mains sales, l'alcool qui mouille ma peau à travers mon t-shirt taché de vin. Je console une fille aux toilettes, je vais pisser, me vider, griller une clope et inspirer l'air frais de ce mois de février. Et ces connards qui sont là, à me tenir les hanches, à me dire "another vodka shot ?". Mais vas-y enfoiré, paye ta tournée, c'est pas pour autant qu'on va baiser.
Ca pue la crise d'ado retardée à plein le nez. Je m'en veux de devenir ce cliché de fêtarde, je m'en veux de chialer parce que j'ai rien à faire ce soir. C'est honteux d'en être arrivé à ce stade, celui où tu peux plus passer une soirée au calme sans t'emmerder, sans déprimer. Je commence à comprendre ces gens qui se laissent aller, vont de soirées en soirées, et sortent jamais de ce cercle infernal qu'est la nuit parisienne. J'ai peur de me perdre en chemin, entre Bastille et Ledru-Rollin.

Je vous laisse là dessus. Beaucoup de choses à écrire encore, pourtant. Faut que j'aille voir un psy.

Je sais que le Démon fréquente volontiers les lieux arides, et que l'Esprit de meurtre et de lubricité s'enflamme merveilleusement dans les solitudes. Mais il serait possible que cette solitude ne fût dangereuse que pour l'âme oisive et divagante qui la peuple de ses passions et de ses chimères.
(...)
 "Ce grand malheur de ne pouvoir être seul!..." dit quelque part La Bruyère, comme pour faire honte à tous ceux qui courent s'oublier dans la foule, craignant sans doute de ne pouvoir se supporter eux-mêmes.
   "Presque tous nos malheurs nous viennent de n'avoir pas su rester dans notre chambre", dit un autre sage, Pascal, je crois, rappelant ainsi dans la cellule du recueillement tous ces affolés qui cherchent le bonheur dans le mouvement et dans une prostitution que je pourrais appeler fraternitaire, si je voulais parler la belle langue de mon siècle.


"La Solitude", Baudelaire.
Par Elle. - Publié dans : Elle a de la suite dans les idées.
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Dimanche 1 février 2009

Un blog pour remplacer Hello Sailor. Truc un peu nombriliste mais whatever.

BALLAD OF A THIN GIRL


Par Elle. - Publié dans : Elle dit toujours "Je veux ça, ça, ça"
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Narcissisme

  • : Elle.
  • fatigante
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  • : 09/09/1990
  • : musique cinéma voyages art photo
  • : "Définir, c'est limiter", Oscar l'a écrit. Passionnée de mode, du septième art, des mots, de la vie. Une fille un peu banale qui se fond dans la masse, contre son gré, une minette comme les autres qui tue le temps en s'amusant. Puisque je s

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Oscar Wilde, Le portrait de Dorian Gray.
 
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