Porto, Rome, Florence, Londres, Lisbonne, Sienne, Paris, Amsterdam, New York, Salerne, Bruxelles, Naples, Lille, Rio de Janeiro,
Barcelone, Bristol, Athènes, Alger, San Francisco.
Je regardais les articles soigneusement rangés dans les rayons du supermarché, sans ciller, d'un air absent. Je me mordais les joues le plus fort possible,
souriant contre mon gré à la caissière péroxydée qui avait l'air de se faire chier comme un rat mort. Le sac en plastique à la main, j'ai marché cent mètres, descendu les marches en
béton armé, et marché encore. Il faisait nuit, le soleil s'était couché bien tôt ce soir là. J'ai ouvert la portière de la voiture, m'y suis installée. Et j'ai explosé en sanglots. J'ai sali mes
joues de mes larmes chaudes et salées. Je me serais étouffée ave me pleurs. Je serais morte de chagrin et de haine, de nostalgie et d'amour... J'en aurais crevé, ce soir là. J'en aurais
crevé.
Si tu savais, sans toi j'ai plus de passion et la vie passe à quoi bon. Je tourne en rond, je fais de la peinture sur soie, je file un mauvais coton. Je dors et je me promène, à
quoi ça sert tout ça, de s'en aller à reculons. Je bouquine des bouquins sans queue ni tête, je me repasse le film et je comprends
rien.
Histoires d'Hommes, X. Durringer
Le mouvement d'une robe sur une peau claire. Un coup de vent sur une jupe légère, dévoilant des cuisses parsemées de taches de rousseurs.
Le frottement d'un jean sur un mollet galbé. La chute d'une bretelle sur une épaule, découvrant un sein et un grain de beauté bien placé. Vêtements poétiques et enchanteurs, tenues divines et
lyriques, chaussures hautes à brides, compensées, plateformes, sanglées autour d'une cheville fine, talons aiguilles, ballerines, salomé, babies, stilletos. Pied cambré comme celui d'une
danseuse, dos creusé et minois poupin. Les mannequins défilent comme des robots, automates faits de chair et d'os, elles marchent en fixant un point, une destination inconnue et inatteignable.
Expressions neutres sur leur visage d'enfant, leur corps de nymphette qui ferait pâlir d'envie un Humbert Humbert tinté de Terry Ridchardson. Elles font vivre les vêtements, danser les tissus,
chanter les bijoux dont les cliquetis sonores retentissent dans toute la salle pleine à craquer. Tous les yeux sont rivés sur ces stars, ces vedettes ; les etoffes nobles et travaillées par des
doigts de fées. Se vêtir est un art, négligé et méprisé. Un tableau de maître exposé dans le salon, une robe de créateur portée pour une soirée, quelle différence ? Afficher, exposer l'outrageuse
beauté d'un tissu, qui sublime les courbes de quiconque le porte. La moindre parcelle d'un corps en apparence banal. Aucun ne l'est, et la mode l'a bien compris. Epaule. Cheville. Chute de reins.
Nuque.
The guilty undertaker sighs,
The lonesome organ grinder cries,
The silver saxophones say I should refuse you.
The cracked bells and washed-out horns
Blow into my face with scorn,
But it's not that way,
I wasn't born to lose you.
I want you, I want you,
I want you so bad,
Honey, I want you.
The drunken politician leaps
Upon the street where mothers weep
And the saviors who are fast asleep,
They wait for you.
And I wait for them to interrupt
Me drinkin' from my broken cup
And ask me to
Open up the gate for you.
I want you, I want you,
I want you so bad,
Honey, I want you.
Now all my fathers, they've gone down
True love they've been without it.
But all their daughters put me down
'Cause I don't think about it.
Well, I return to the Queen of Spades
And talk with my chambermaid.
She knows that I'm not afraid
To look at her.
She is good to me
And there's nothing she doesn't see.
She knows where I'd like to be
But it doesn't matter.
I want you, I want you,
I want you so bad,
Honey, I want you.
Now your dancing child with his Chinese suit,
He spoke to me, I took his flute.
No, I wasn't very cute to him,
Was I?
But I did it, though, because he lied
Because he took you for a ride
And because time was on his side
And because I . . .
I want you, I want you,
I want you so bad,
Honey, I want you.
Par Elle.
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